Cour de justice de la République: «La classe politique se protège elle-même»

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La Cour de justice de la République est sous le feu des critiques après son verdict dans l'affaire Pasqua. Entretien avec François Colcombet, ex-magistrat, ancien membre socialiste de la CJR, qui trouve la Cour «d'une grande bienveillance».

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Lundi 3 mai, la Cour de justice de la République a rendu publiques les motivations de son verdict, qui fait débat, dans le procès Pasqua. Vendredi 30 avril, elle a condamné l'ancien ministre de l'intérieur, aujourd'hui sénateur UMP, à une peine d'un an de prison pour complicité et recel d'abus de biens sociaux dans l'affaire de la Sofremi, assortie du sursis («compte tenu de l'âge de M. Pasqua et de son passé au service de la France...»). Aucune inéligibilité n'a été prononcée. Elle l'a relaxé dans deux autres dossiers (ceux du casino d'Annemasse et de GEC-Alsthom).