A Marseille, paroles de délogés: «On dirait que nous sommes porteurs d’une épidémie»

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Six mois après la mort de huit personnes dans l’effondrement de deux immeubles à Marseille, la réponse des pouvoirs publics n’est pas à la hauteur du drame, qui a révélé une profonde crise du logement. Paroles de délogés.

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Le 5 novembre, rue d’Aubagne dans le quartier de Noailles, deux immeubles s’effondraient : l’un privé, l’autre appartenant à la Ville. Huit corps étaient découverts sous les ruines. Le drame a révélé l’ampleur de la crise du logement à Marseille. Selon les derniers chiffres de la mairie, depuis le 5 novembre plus de 300 immeubles dangereux ont été évacués et 2 558 personnes délogées.