Les morts de la rue d’Aubagne: notre dossier

Le 5 novembre 2018, deux immeubles se sont effondrés à Marseille, rue d’Aubagne, laissant huit cadavres sous les ruines. L’un était privé, l’autre appartenait à la Ville. Retrouvez toutes nos enquêtes, reportages, entretiens...

A Marseille, paroles de délogés: «On dirait que nous sommes porteurs d’une épidémie»

Par
Marie-Eugénie, délogée le 26 mars, a dessiné sur un schéma l’ensemble des démarches réalisées la semaine suivant son évacuation. © LF Marie-Eugénie, délogée le 26 mars, a dessiné sur un schéma l’ensemble des démarches réalisées la semaine suivant son évacuation. © LF

Six mois après la mort de huit personnes dans l’effondrement de deux immeubles à Marseille, la réponse des pouvoirs publics n’est pas à la hauteur du drame, qui a révélé une profonde crise du logement. Paroles de délogés.

A Marseille, «la lutte contre l’habitat indigne ne sert qu’à évincer les plus pauvres»

Par
Les 63, 65 et 67 rue d'Aubagne avant leur effondrement, d'après une vue Googlemap. © LF Les 63, 65 et 67 rue d'Aubagne avant leur effondrement, d'après une vue Googlemap. © LF

Parmi les immeubles évacués en urgence depuis l’effondrement de la rue d’Aubagne, trois sont propriété de la commune de Marseille ou de ses satellites. Comment expliquer que la Ville les ait laissés se délabrer ? Pour le militant Noureddine Abouakil, c'est le résultat de la politique de gentrification voulue par Gaudin depuis 1995.

A Marseille, le logement fédère les colères

Par
Lors du rassemblement pour un logement digne, sur le Vieux-Port, le 10 décembre. © LF Lors du rassemblement pour un logement digne, sur le Vieux-Port, le 10 décembre. © LF

Alors que le maire de Marseille a repoussé le premier conseil municipal après l’effondrement rue d’Aubagne au 20 décembre, arguant du contexte national, les luttes marseillaises s’agrègent autour du logement et tentent de dépasser le clivage entre quartiers sud et nord.

La colère ne faiblit pas à Marseille

Par
Marche de la colère, à Marseille, le 14 novembre 2018. © LF Marche de la colère, à Marseille, le 14 novembre 2018. © LF

Quelque 8 000 personnes ont à nouveau manifesté à Marseille le 14 novembre, scandant des slogans hostiles à la mairie de Jean-Claude Gaudin. Alors que des perquisitions ont eu lieu à l’Hôtel de Ville, des expertises ont refait surface, qui sonnaient l’alerte dès 2014.

A Marseille, la rage des habitants, l’autosatisfecit du maire

Par
Dans un premier communiqué, la mairie avait notamment mis en avant les fortes pluies des derniers jours comme la cause de l'effondrement. © LF Dans un premier communiqué, la mairie avait notamment mis en avant les fortes pluies des derniers jours comme la cause de l'effondrement. © LF

Alors que sept corps ont été retrouvés dans les décombres d’un immeuble effondré à Noailles dans le centre-ville populaire de Marseille, les habitants disent leur rage contre l’incurie de la municipalité LR. Le maire Jean-Claude Gaudin rejette la responsabilité sur des « procédures extrêmement longues et coûteuses ». Un comble pour un maire en place depuis 1995. 

A Marseille, une mairie incompétente et un Etat absent

Par
Les immeubles effondrés de la rue d’Aubagne, à Marseille. © Reuters Les immeubles effondrés de la rue d’Aubagne, à Marseille. © Reuters

Depuis bientôt trente ans, le quartier de Noailles est censé être réhabilité. Des sommets de gabegie et d’incurie ont été atteints avec le maire LR Jean-Claude Gaudin, pendant que l’État démissionnait de ses missions principales, comme le pointent plusieurs études.

Comment Jean-Claude Gaudin a vendu Marseille aux promoteurs

Par et Jean-François Poupelin (le Ravi)

À l'heure de faire son bilan et, peut-être, de rempiler pour six ans, le sénateur-maire UMP de Marseille peut se vanter d'avoir coulé sa ville dans le béton. Une histoire politique et de petits arrangements entre gens bien introduits. En partenariat avec le mensuel Le Ravi.

Marseille, le centre-ville inachevé

Enquête sur la politique de rénovation urbaine de la ville.