A Marseille, le logement fédère les colères

Par

Alors que le maire de Marseille a repoussé le premier conseil municipal après l’effondrement rue d’Aubagne au 20 décembre, arguant du contexte national, les luttes marseillaises s’agrègent autour du logement et tentent de dépasser le clivage entre quartiers sud et nord.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Au coin de la Canebière, c’est un majestueux bâtiment municipal du XVIIe siècle, légué par le marbrier Cantini. Inoccupés depuis la fermeture fin 2015 par la mairie de Marseille de son espace culture, ses quatre étages ont repris vie ce week-end. Toilettes à tous les niveaux, eau et électricité, parquet flottant : des militants ont investi l’immeuble pour y héberger des délogés. Depuis l’effondrement de la rue d’Aubagne, plus de 1 500 personnes ont été évacuées de près de 200 immeubles en mauvais état dans la ville.