A Royaumont, la droite patronale défend une certaine idée du féminisme

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Les « Entretiens de Royaumont », qui réunissent chaque année les grands représentants de la droite patronale pour débattre de sujets de société, ont choisi de s’interroger un an après le lancement de #MeToo sur ce que signifie être une femme en 2018. Dans cette assemblée conservatrice, on défend une certaine idée de l’émancipation féminine.

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Conscient sans doute de l’incongruité de la situation, le PDG de Total préfère s’en sortir par quelques pirouettes. Il faut dire qu’avoir confié à Patrick Pouyanné l’ouverture des « Entretiens de Royaumont » – ce rendez-vous annuel de la droite patronale qui propose de se « laisser bousculer par la pensée » – sur le thème « Être une femme » ne va pas tout à fait de soi. « Pourquoi moi ? Un PDG au physique de rugbyman ? Certains imaginent que je vais m’en sortir en chantant du Michel Sardou », s’amuse-t-il avant d’avancer en quelques chiffres en quoi « être femme est toujours un défi en 2018 ». Heureusement, dans le monde de l’entreprise les choses évoluent, avance-t-il. « Les femmes sont plus nombreuses dans les conseils d’administration » et « la Thaïlande a le record du monde de femmes chef d’entreprise ».