Affaire Benalla: Perquisition avortée à Mediapart

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Les dirigeants du site d'information Mediapart ont annoncé lundi avoir refusé une perquisition de leurs locaux dans le cadre d'une enquête visant la diffusion d'enregistrements de l'ex-homme de confiance d'Emmanuel Macron Alexandre Benalla.
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PARIS (Reuters) - Les dirigeants du site d'information Mediapart ont annoncé lundi avoir refusé une perquisition de leurs locaux dans le cadre d'une enquête visant la diffusion d'enregistrements de l'ex-homme de confiance d'Emmanuel Macron Alexandre Benalla.

"Deux procureurs, accompagnés de trois policiers, ont voulu perquisitionner ce matin, à 11h10, les locaux de Mediapart dans le cadre d'une enquête ouverte par le parquet pour (notamment) atteinte à la vie privée de M. Benalla", ont-ils dit sur le compter Twitter du site.

"Cette enquête, qui vise les enregistrements révélés par Mediapart, est susceptible d'atteindre le secret des sources de notre journal", ont-ils ajouté. "C'est pourquoi nous avons refusé cette perquisition."

Selon une source judiciaire, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour atteinte à l'intimité de la vie privée et détention illicite d'appareils ou de dispositifs techniques pouvant permettre l'interception de télécommunications ou de conversations.

C'est dans ce cadre que les deux magistrats du parquet et les enquêteurs se sont présentés dans les locaux de Mediapart "à fin de saisir les enregistrements diffusés la semaine dernière", a-t-on confirmé de même source.

Une voix, présentée comme celle de l'ancien chargé de mission de l'Elysée, se vante sur ces enregistrement du soutien du chef de l'Etat.

On confirme aussi de même source que les responsables du site "n'ont pas donné leur assentiment" à cette perquisition, comme ils en avaient le droit dans le cadre d'une enquête préliminaire.

Alexandre Benalla a été licencié l'été dernier de l'Elysée après les révélations sur sa participation à la répression de manifestants du 1er-Mai 2018, épisode pour lequel il a été mis en examen.

Depuis lors, ce qui est devenu "l'affaire Benalla" ne cesse de rebondir, notamment à propos des relations qu'il aurait pu conserver avec Emmanuel Macron après son licenciement.

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