Taxe GAFA: un pis-aller pour couvrir les échecs du gouvernement

Bruno Le Maire présentera mercredi 6 mars en conseil des ministres sa taxe nationale sur les géants du numérique. Un impôt minimaliste et peu efficace, dont la fonction pourrait n'être que de dissimuler l'échec des politiques fiscales du gouvernement et des tentatives avortées de taxe européenne.

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Comment dissimuler une défaite derrière l’apparence d’une victoire ? Bruno Le Maire, le ministre de l’économie et des finances, présentera mercredi 6 mars en conseil des ministres son projet de taxation des « géants du numérique », parfois appelée « taxe GAFA » du nom des quatre grands du secteur (Google, Amazon, Facebook et Apple). Cette nouvelle taxe est présentée par le ministre dans un entretien au Parisien comme « la taxation du XXIe siècle » et une question de « justice fiscale ». Bruno Le Maire répète à cette occasion un argument qu’il utilise à l’envi depuis plusieurs mois : « Que ces entreprises paient moins d’impôts en France qu’une très grosse boulangerie ou qu’un producteur de fromages du Quercy, cela me pose un problème. »

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