Plateformes de livraison: pour les mineurs, une course à l’argent facile

Aider ses parents, se payer des chaussures ou le permis… Lycéens, voire collégiens, souvent de banlieue, sont de plus en plus nombreux à travailler illégalement pour Uber Eats, Stuart ou Deliveroo, au risque d’abandonner définitivement leur scolarité. Une enquête de Libération.

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Ils ont 26 ans en moyenne, affirme Uber Eats. De jeunes hommes pour la plupart, étudiants, immigrés récemment arrivés. Mais pas que. Dans le lot, on trouve aussi des ados, encore au lycée, voire au collège. Des visages juvéniles, comme celui d’Abdel (1), que ses « confrères » qualifient de « livreur expérimenté », et qui a commencé à l’âge de 16 ans.