Plateformes de livraison: pour les mineurs, une course à l’argent facile

Aider ses parents, se payer des chaussures ou le permis… Lycéens, voire collégiens, souvent de banlieue, sont de plus en plus nombreux à travailler illégalement pour Uber Eats, Stuart ou Deliveroo, au risque d’abandonner définitivement leur scolarité. Une enquête de Libération.

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Ils ont 26 ans en moyenne, affirme Uber Eats. De jeunes hommes pour la plupart, étudiants, immigrés récemment arrivés. Mais pas que. Dans le lot, on trouve aussi des ados, encore au lycée, voire au collège. Des visages juvéniles, comme celui d’Abdel (1), que ses « confrères » qualifient de « livreur expérimenté », et qui a commencé à l’âge de 16 ans. 

Pourtant, la règle est claire : Uber, Deliveroo et Stuart s’engagent à ne faire travailler que des autoentrepreneurs de 18 ans et plus. Mais à écouter les ados rencontrés près des Halles, place de la République ou ailleurs dans la capitale, l’interdiction n’est qu’une façade. Désormais majeur, Abdel a débuté en empruntant les comptes des « grands » de son quartier, Porte de Bagnolet.

Variante : louer celui d’une personne via les réseaux sociaux. « Tout le monde fait ça. Dans mon groupe de potes, on est quatre ou cinq à avoir commencé à 15 ou 16 ans », assure Abdel, croisé entre un McDo et un KFC, dans le XXe arrondissement. « Je peux faire jusqu’à 600 euros par semaine les bonnes périodes », raconte-t-il.

Une enquête à lire dans Libération.

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