Maintien de l'ordre à Paris: «Si on continue comme ça, il y aura des morts»

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Le ministre de l’intérieur Christophe Castaner et le secrétaire d’État Laurent Nuñez ont défendu à l’assemblée la justesse du dispositif du maintien de l’ordre, le 1er décembre à Paris. En tordant les faits. Ils annoncent un déploiement de forces mobiles, samedi prochain.

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Expliquer les « débordements » sans avouer l’échec. Ni la moindre erreur. C’est ce qu’a tenté le ministre de l'intérieur Christophe Castaner, lors de son audition, lundi, devant la commission des lois de l’Assemblée nationale, aux côtés de son secrétaire d’État Laurent Nuñez et du préfet de police Michel Delpuech. Le dispositif du maintien de l’ordre mis en place autour des Champs-Élysées le 1er décembre était le bon. Et ce sont les « gilets jaunes » qui n’ont pas joué le jeu. Le ministre a balayé la question d’un recours disproportionné de la force par ses services, en dépit des plaintes de nombreux manifestants victimes de tirs de Flash-Ball, de grenades de désencerclement et de grenades assourdissantes (GLI-F4).