Avec la vente de SFR à Numericable, la guerre des télécoms a commencé

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Le conseil de Vivendi a maintenu son premier choix et décidé de vendre SFR à Numericable. Patrick Drahi a relevé son offre à 17 milliards d’euros pour l’emporter. Bouygues, de son côté, est encore plus fragilisé après cet échec. La bataille pour la consolidation du marché des télécoms risque d'être sans merci.

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Jusqu’au bout Martin Bouygues y a cru. En relevant une dernière fois son offre vendredi midi pour la porter à 15 milliards d’euros en numéraire, il pensait bien emporter les dernières résistances du conseil de surveillance de Vivendi. Celui-ci souhaitait du cash, comme il disait, pour la vente de SFR ; Martin Bouygues était prêt à lui en donner, beaucoup même. Le report de la décision samedi avait encore suscité un dernier espoir chez les alliés de Martin Bouygues. Samedi matin, sur France Inter, Jean-Pierre Jouyet, le directeur de la Caisse des dépôts, essayait encore de peser pour la solution Bouygues, à laquelle il apportait tout son soutien financier.