Le destin incertain d'un fumeur de joints

Par

Tous les Français ne sont pas égaux devant le joint. La transaction pénale, qui vient d'être mise en place pour faire payer instantanément une amende aux consommateurs interpellés, ne mettra pas fin aux disparités et incohérences actuelles.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Emmanuel a 20 ans. Il est étudiant. Un soir, des policiers l’aperçoivent en train de rouler un joint et le contrôlent. C’est la première fois que cela lui arrive. Il a 10 gammes de cannabis dans sa poche. Il explique qu’il les détient pour sa consommation personnelle. Que risque-t-il ? À cette question en apparence simple, il existait déjà de très nombreuses réponses possibles. Par un décret du 16 octobre, le ministère de la justice vient d’en instituer une de plus, la « transaction pénale », qui n’y changera rien : l’âge, la profession, le lieu de vie ou encore le milieu social font peser de profondes inégalités sur le sort des fumeurs de joints, comme le rappelle en creux l’étude « Trente ans de réponse pénale à l’usage de stupéfiants » publiée ce 2 novembre par l’Observatoire français des drogues des toxicomanies (OFDT).