Ferrero voulait rémunérer une association écologiste pour mieux se débarrasser d’un recours en justice

Par Manuel Sanson (Le Poulpe)

En toute discrétion, le groupe italien a tenté d’obtenir que des associations écologistes renoncent à un recours en justice contre son projet de plateforme logistique dans l'Eure, en mettant des dizaines de milliers d'euros sur la table. Si l'opération a échoué, elle a semé la zizanie entre militants.

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La manœuvre a échoué mais la multinationale Ferrero n’aura pas ménagé ses efforts. Désireuse de s’établir à Criquebeuf-sur-Seine, dans l’Eure, l’entreprise, qui prévoit d’injecter 30 millions d’euros sur ce nouveau site, a travaillé en coulisses pour obtenir le retrait d’un recours en justice, porté par les antennes normandes de France nature environnement (FNE) et de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), qui vise à faire annuler les autorisations préfectorales nécessaires au démarrage du chantier.