Un fonctionnaire suspendu pour avoir créé Wikileaks 13

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La réponse du conseil général PS des Bouches-du-Rhône au lancement de Wikileaks 13 a été immédiate. Le 4 janvier, le cadre à l'initiative du site a été suspendu et le patron du département, Jean-Noël Guérini, évoque un «chantage», document à l'appui. Mais qu'est-ce qui motive Philip Sion, ingénieur territorial passionné d'informatique ? Portrait.

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Cadre au conseil général des Bouches-du-Rhône, Philip Sion, 39 ans, a voulu marcher dans les traces de Julian Assange et de Stéphane Hessel en lançant le 1er janvier 2010 Wikileaks 13, «site de l'indignation citoyenne», destiné à recevoir des documents sur la gabegie et les pratiques illégales des collectivités du Grand Marseille. «Marchés bidon, emplois fictifs, pistons : les gens le savent mais c'est rarement écrit et appuyé par des documents», explique à Mediapart cet ingénieur en réseaux et télécommunication, passionné d'informatique.