Versailles Saint-Quentin: l'incroyable descente aux enfers d'une université

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En quasi-banqueroute, l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines paie aujourd'hui les frais de la gestion calamiteuse de ces dernières années. L'établissement est en particulier asphyxié par deux PPP (partenariats public-privé) sur lesquels planent de lourds soupçons de conflits d'intérêts et de favoritisme. Son ancienne présidente est mise en cause.

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Drôle de record. Quatre ans après avoir été l’une des premières à accéder à l’autonomie, l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines est aussi la première du quinquennat à passer sous tutelle rectorale. Une sanction sévère, que s’était refusé jusque-là à mettre en œuvre le ministère et qui signifie que cette jeune fac francilienne est incapable de se gérer elle-même. Un signal inquiétant pour une université de quinze mille étudiants qui figurait, il y a peu encore, parmi les meilleurs élèves de l'autonomie : très bon taux de réussite en licence, bonne insertion professionnelle de ses étudiants...