Le gouvernement se divise sur le «choc de compétitivité»

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Plusieurs ministres importants du gouvernement s’opposent à un « choc de compétitivité » massif passant par une baisse des cotisations patronales qui serait compensée par une hausse de la CSG ou de la TVA, pour réduire le coût du travail. Ils l'ont fait savoir à Jean-Marc Ayrault.

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Selon nos informations, plusieurs ministres importants du gouvernement s’opposent à un « choc de compétitivité » massif passant par une baisse des cotisations patronales, compensée par une hausse de la CSG ou de la TVA, pour réduire le coût du travail. Lors d’une réunion à Matignon, mercredi en fin d’après-midi, ils l’ont clairement fait savoir à Jean-Marc Ayrault.

« La réunion à Matignon n’était pas orientée vers la thèse du choc », affirme un ministre concerné. « Il y a un arbitrage et on ne s’oriente pas vers un mouvement massif », dit aussi un conseiller de Bercy. Autour de la table mercredi, le premier ministre avait invité une petite dizaine de membres de son gouvernement, dont Pierre Moscovici (Finances), Jérôme Cahuzac (Budget), Michel Sapin (Travail), Arnaud Montebourg (Redressement productif), Marisol Touraine (Affaires sociales), Fleur Pellerin (PME, économique numérique), Sylvia Pinel (Artisanat, commerce et tourisme), Najat Vallaud-Belkacem (porte-parole), Nicole Bricq (commerce extérieur).