La CGT Cheminots ne fait pas la grève du harcèlement moral

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Le comité central d'entreprise de la SNCF, géré par la CGT Cheminots, vient d'être condamné à trois reprises par le tribunal des prud'hommes de Paris pour non-respect du droit du travail et harcèlement moral. Un comble pour la principale organisation syndicale de France. A Lyon, Tours ou Paris, les condamnations de ce type se multiplient. Chaque fois, les victimes ont dénoncé un jour les méthodes de la CGT Cheminots.

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Les hasards du calendrier offrent parfois des surprises désagréables. Le 22 décembre dernier, la CGT publiait sur son site un communiqué qui mettait en cause un Medef «en roue libre» sur le thème de la «violence» et du «harcèlement au travail», réclamant une batterie de mesures parmi lesquelles: «la nullité de toute rupture de contrat résultant d'un harcèlement». Le lendemain, le 23 décembre, le tribunal des prud'hommes de Paris a notifié au comité central d'entreprise (CCE) de la SNCF trois condamnations pour harcèlement moral.