Macron s’attire les foudres des nationalistes corses

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La visite du président en Corse a laissé un goût amer aux dirigeants nationalistes qui ont jugé son discours « très en deçà des attentes et des enjeux ». Emmanuel Macron a fermé la porte à la quasi-totalité de leurs revendications. Pendant deux jours, il s’est surtout attelé à montrer qui était le chef.

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Bastia (Corse), envoyée spéciale.– L’un fait la moue, les mains dans les poches. L’autre affiche une mine grave, le téléphone vissé à l’oreille. Entourés de plusieurs autres élus nationalistes, Jean-Guy Talamoni et Gilles Simeoni restent silencieux. Voilà quinze minutes qu’Emmanuel Macron a terminé son discours. Son convoi a déjà repris la route de Paris. Les deux dirigeants corses, eux, sont bloqués par une poignée de CRS qui les empêchent de regagner le centre culturel Alb’Oru, où ils aimeraient se réunir pour débriefer ce qu’ils viennent d’entendre. Et préparer la suite.