Sur la ZAD: «On n’est pas là pour faire la guerre à l’Etat»

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À quelques heures de la possible expulsion d’une partie de la ZAD, la pression monte sur ses habitant·e·s. L’État veut déloger les occupant·e·s qui ne déposent pas de projet individuel agricole. Mais aucun·e ne l’a fait, pour rester dans un cadre collectif.

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De notre envoyée spéciale sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.-  Le panneau métallique oscille au sommet d’une chaise et de débris. Un coup de vent peut le faire tomber. En plein milieu de la route D281, cette départementale de la discorde qui sépare l’est de l’ouest de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). La pyramide de fortune empêche les véhicules de passer. Arrive un van de la gendarmerie – en ce milieu d’après-midi du 6 avril, il en passe tous les quarts d’heure. Un uniforme en descend. Il s’approche de l’obstacle et le déplace lentement, sans rien faire tomber. L’heure n’est pas encore venue de détruire les constructions illégales du bocage. Mais l’État s’y prépare à faire usage de la force pour en déloger des occupant·e·s. Quelques mètres derrière leur collègue, deux gendarmes patrouillent, Flash-Ball et mitraillette au poing.