Droit du travail: une réforme à contresens

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Jean-Denis Combrexelle a rendu mercredi son rapport sur la réforme du code du travail, prélude officiel à une loi pour 2016. Au programme, une révision de bout en bout du droit du travail, et une place centrale donnée à l'accord d'entreprise. Sa capacité à agir sur le chômage est largement contestée. 

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Manuel Valls, ainsi que Jean-Denis Combrexelle, auteur du rapport du même nom, se sont livrés mercredi à un exercice d’équilibriste terriblement périlleux : annoncer un bouleversement en profondeur des règles qui régissent le monde du travail, assurer que les salariés resteront également protégés, tout en admettant que les règles nouvellement négociées pourraient leur être défavorables, à condition que cela préserve l’emploi (le rapport peut être lu ici). Pour faire passer la pilule, il a donc fallu marteler encore et encore quelques idées longtemps réservées à la droite, mais désormais compatibles avec le logiciel socialiste : « C’est un fait : le code du travail est devenu trop complexe, parfois illisible, a justifié le premier ministre. Il faut plus de latitude par rapport à la loi, et par rapport aux normes. » Il faut aussi parier davantage sur « la confiance » entre les partenaires sociaux, « en misant sur la proximité ».