Privatisation d’ADP: un référendum pour contrer le projet

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Pour la première fois, 218 députés et sénateurs, représentant la quasi-totalité des oppositions du Parlement, sont parvenus à se rassembler pour lancer une procédure de référendum d’initiative partagée sur la question de la privatisation d’ADP. Pris à revers, le gouvernement agite lui aussi la menace de l’arme référendaire contre le Sénat.

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La privatisation d’Aéroports de Paris (ADP) était censée passer inaperçue, noyée dans le fatras de la loi Pacte. Elle est en train de devenir le point de ralliement de toutes les oppositions face au gouvernement. Pour la première fois, la quasi-totalité des groupes d’opposition du Parlement – à l’exception du RN – sont parvenus à se rassembler pour lancer une procédure de référendum d’initiative partagée sur la question de la privatisation d’ADP. Pour la première fois, les élus de l’Assemblée nationale et du Sénat ont annoncé mardi 9 avril avoir réuni assez de signatures pour amorcer l’étude d’un projet de loi visant à rendre « ce service public national incessible ».