Croquis. Manuel Valls: un dernier retournement

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Torpiller son navire pour en devenir le capitaine. Depuis bientôt dix ans, Manuel Valls applique la même méthode. En annonçant, une fois de plus, la mort du Parti socialiste et son ralliement à la nouvelle majorité présidentielle, il vient d’enrichir son étrange curriculum.

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Cette fois, Manuel Valls a peut-être raison. Le Parti socialiste dont il annonce périodiquement la fin est bel et bien en état comateux. Déchiré, anémié, divisé entre une aile qui veut participer à la nouvelle majorité et une autre, autour de Benoît Hamon, qui veut s’ancrer dans une ferme opposition. Un parti comateux mais à bout de nerfs. Pour s’en convaincre, il fallait entendre la colère de ses camarades, y compris les plus proches, à l’entrée du bureau national qui se tenait mardi matin, au siège de la rue de Solférino.