A Marseille, un propriétaire de taudis assigné en justice par des réfugiés syriens

Par Olivier Bertrand

Évacué après les effondrements de la rue d’Aubagne, un couple avec six enfants accuse son propriétaire d’avoir bidouillé des faux pour éviter de supporter le coût de leur relogement à l’hôtel. Une affaire symptomatique examinée vendredi 12 juin par la justice.

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C’est une petite histoire marseillaise, presque ordinaire au pays des marchands de sommeil. Évacuée il y a huit mois du taudis qu’elle habitait, une famille syrienne affirme que son propriétaire a fabriqué un faux préavis de fin de bail, afin de ne pas avoir à rembourser les nuitées d’hôtel avancées par la ville pour mettre la famille à l’abri. L’homme conteste, il se présente en victime de la situation, mais les charges sont lourdes. L’histoire, assez symbolique des comportements observés depuis les effondrements mortels de la rue d’Aubagne en novembre 2018, fait l’objet d’une première audience cette semaine.