Le gouvernement se prend encore les pieds dans les APL

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Le premier ministre a acté sèchement le retard pris dans la réforme des APL, qui aurait dû engendrer 900 millions d’économie. Renvoyée au 1er janvier 2020, elle est présentée par les ministres comme une mesure de « justice sociale ». Mais cache en réalité une politique du logement purement budgétaire.

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Il y a bien un moment où le sujet allait exploser. Alors, pour éteindre la polémique avant qu’elle ne s’enflamme, Édouard Philippe a choisi de recadrer ses troupes en place publique. Le 2 juillet, le chef du gouvernement a adressé aux quatre ministres concernés par la réforme des aides personnalisées au logement (APL) – Julien Denormandie, Jacqueline Gourault, Agnès Buzyn et Gérald Darmanin –, un courrier on ne peut plus sec, qui a immédiatement fuité dans la presse. Et que beaucoup ont interprété comme un coup de massue à destination du ministre chargé de la ville et du logement.