Violences sexuelles: une femme de ménage porte plainte, et perd son travail

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Najoua a travaillé comme femme de ménage pour un prestataire de la MGEN. Elle accuse son chef d’équipe de l’avoir frappée et agressée sexuellement. Il dément. Depuis, elle a été licenciée pour inaptitude.

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« Il m’a fait beaucoup de problèmes, ce monsieur. » Dans le bureau de son avocate, ce jour-là, Najoua peine à contenir son émotion. Sa voix hésite. Elle s’excuse sans cesse. Elle sort peu de chez elle, dort mal et prend des médicaments. Longtemps, cette Tunisienne de 46 ans a travaillé comme femme de ménage au siège parisien de la mutuelle MGEN. Son quotidien a basculé le jour où elle a porté plainte pour violences sexuelles contre son ancien chef d’équipe.