Démantèlement d'un réseau de proxénétisme bulgare

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Un réseau de proxénétisme aggravé et de traite des êtres humains à l'origine de la venue en France depuis trois ans de dizaines de prostituées bulgares a été démantelé, ont annoncé mercredi la Cour d'appel et le Tribunal de grande instance de Nancy.
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PARIS (Reuters) - Un réseau de proxénétisme aggravé et de traite des êtres humains à l'origine de la venue en France depuis trois ans de dizaines de prostituées bulgares a été démantelé, ont annoncé mercredi la Cour d'appel et le Tribunal de grande instance de Nancy.

"Les jeunes femmes originaires de Bulgarie, à qui était promis un emploi en France, étaient logées en Allemagne et devaient se prostituer à Strasbourg. Plusieurs femmes étaient également exploitées près d'Annecy", peut-on lire dans un communiqué.

Les prostituées devaient reverser leurs gains à des proxénètes en Bulgarie, dont certains se rendaient en France et en Allemagne pour surveiller leurs victimes, précise encore la justice française.

Dénouée grâce à la coopération entre les services de police et de justice française, allemande et bulgare, l'affaire a conduit à l'organisation d'une vingtaine de perquisitions menées simultanément le 3 juillet en Bulgarie (dans les villes de Sofia, Pleven et Bourgas), en Allemagne (Kehl et Offenbourg) et dans la région d'Annecy (Haute-Savoie).

Cinq proxénètes ont été interpellés en Bulgarie et trois en Allemagne, sur mandat d'arrêt européen. Deux autres, arrêtés près d'Annecy, ont été présentés au juge d'instruction de la Juridiction inter-régionale spécialisée de Nancy "aux fins de mise en examen et placés sous mandat de dépôt criminel", précise-t-on encore.

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