Notre-Dame-des-Landes: la fausse solution du référendum local

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Hollande annonce un référendum local « pour savoir ce que veut la population » sur le projet contesté d'aéroport. Mais il est juridiquement impossible de revenir localement sur une décision nationale. Opposants et partisans se montrent circonspects.

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Sortir du bourbier de Notre-Dame-des-Landes : c’était l’un des enjeux du retour au gouvernement des écologistes. Comment résoudre ce qui est devenu le conflit environnemental le plus obstiné et le plus mobilisateur du quinquennat de François Hollande ? Jeudi soir, le chef de l’État a annoncé l’organisation d’un référendum local « pour savoir ce que veut la population » d’ici octobre. Dans une apparente contradiction, il a affirmé que « les travaux doivent commencer en octobre » et en même temps que si la réponse au référendum est non, « l’État en tirera les conséquences ». À l’inverse, si c’est oui, la construction d’un nouvel aéroport dans la campagne nantaise ne pourra plus être contestée. « À un moment, il faut prendre une décision », a-t-il expliqué.