C'est une colère froide. Un fond de rancune mal digérée, et qui remonte soudainement. Est-ce parce que le général Rondot se cramponne obstinément à ses fameuses petites fiches, qui le mettent souvent en difficulté? Parce que les questions, ciselées au millimètre, de l'avocat général l'agacent prodigieusement? Toujours est-il que Dominique de Villepin livre avec fougue sa conviction profonde, jeudi 12 mai en fin d'après-midi, devant la cour d'appel de Paris. S'il est le seul responsable politique à être jugé dans l'affaire Clearstream, clame-t-il, il le doit uniquement à Nicolas Sarkozy.