Le système de pillage organisé à Drouot vient enfin devant le tribunal

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Durant des décennies, un vaste trafic d'objets volés a été organisé au sein même de l'hôtel des ventes de Drouot. Les deux filles du célèbre mime Marceau, parties civiles, expliquent à Mediapart comment elles ont été spoliées par les «cols rouges», ces commissionnaires agissant avec la complicité de commissaires-priseurs. Le procès s'ouvre lundi à Paris.

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Quelque 49 personnes gravitant dans l’orbite de l’hôtel des ventes de Drouot seront jugées à partir de ce lundi pour « association de malfaiteurs », « vols en réunion », « faux et usage de faux », « recel » et « blanchiment » devant le tribunal correctionnel de Paris. Il s’agit, pour la plupart, des anciens « commissionnaires » de Drouot, qui étaient à la fois transporteurs, manutentionnaires et commerçants (également appelés « cols rouges », à cause de leur uniforme), et de plusieurs commissaires-priseurs parisiens renommés et toujours en activité, ainsi que de l’Union des commissionnaires de l’hôtel des ventes (UCHV) en tant que personne morale.