Le macronisme, la maladie sénile du socialisme

Comment d’anciens cadres socialistes peuvent-ils participer à un gouvernement conservateur conduit par un ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy, aux côtés de ministres de la même sensibilité ? La question invite à revenir aux sources du macronisme, un mouvement qui, loin de résulter d’un accident politique, a été engendré par le Parti socialiste et sa lente mais irrémédiable dégénérescence. 

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Au lendemain de l’élection présidentielle de 2017 qui lui a permis d’accéder à l’Élysée, c’est Emmanuel Macron lui-même qui a accrédité l’idée qu’il avait pris le pouvoir par « effraction ». Et à l’époque, chacun avait bien compris le sous-entendu : du fait de l’échec calamiteux du quinquennat de François Hollande qui a interdit au chef de l’État sortant de se représenter, du fait aussi du naufrage de la candidature de François Fillon, dont la victoire paraissait pourtant certaine, l’ancien ministre de l’économie a bénéficié d’une configuration politique des astres totalement exceptionnelle. Et par ce jeu de coïncidences inouï, il a donc gagné, lui qui n’avait pourtant aucune expérience électorale, aucun parti ni appareil militant à son service. En somme, il a gagné par un concours exceptionnel de circonstances absolument imprévisibles, tel qu’il n’en arrive quasiment jamais dans la vie politique.

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