La torture, l’Algérie et la République: la vérité, enfin

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La déclaration d’Emmanuel Macron sur Maurice Audin a la même portée historique que le discours de Jacques Chirac au Vel d’Hiv sur la responsabilité de l’État dans la déportation des Juifs. Elle vaut reconnaissance des crimes commis par la France pendant la guerre d’Algérie.

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Deux présidents peu ou prou de droite auront donc réussi à dire ce que leurs prédécesseurs élus à gauche n’avaient pas su énoncer. Après Jacques Chirac, qui en 1995 avait déverrouillé la mémoire française sur l’Occupation et la collaboration avec le nazisme, Emmanuel Macron vient enfin d’ouvrir grand le placard à blessures et à secrets de la guerre d’Algérie.