FranceEntretien

Suicides en prison: les raisons de l'incurie française

Un détenu de 37 ans s'est suicidé, lundi 17 août, à la maison d'arrêt des Baumettes, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Depuis le début de l'année, 76 suicides de détenus ont été recensés par le ministère de la justice et 92 par l'association Ban public. La France est le mauvais élève de l'Europe pour le nombre de suicides dans ses prisons. La ministre, Michèle Alliot-Marie, se déplace, mardi 18 août, à la maison d'arrêt d'Orléans (Loiret). A cette occasion, elle doit prendre connaissance d'un rapport demandé à l'administration pénitentiaire sur le suicide et rendre publique une étude remise à son prédécesseur, Rachida Dati, mais tenue secrète jusqu'ici. Nous vous proposons de lire (et d'écouter), à nouveau, un entretien avec Patrick Marest, délégué national de l'Observatoire international des prisons, publié en avril, qui dénonce des conditions de détention qui font fi de «la dignité humaine», et «l'allongement infini des peines».

EINCIYAN

Depuis une dizaine d'années, la France est le mauvais élève de l'Europe pour l'importance des suicides dans ses prisons. Ces derniers mois, le phénomène s'est encore emballé. En 2008, l'administration pénitentiaire a dénombré cent quinze morts par suicide (+20% par rapport à 2007). Et le premier semestre 2009 est catastrophique, avec 76 suicides déjà recensés par le ministère de la justice et 92 par l'association Ban public et l'Observatoire international des prisons.

Réservé aux abonné·es

Se connecter

La lecture des articles est réservée aux abonné·es

Se connecter