Attributions d’HLM: l’opacité persiste à tous les étages

Par Adama Sissoko

Présenté conseil des ministres, le projet de loi sur l’égalité et la citoyenneté s’engage à rendre plus « transparente » l’attribution des logements sociaux. C’était déjà l’une des priorités de la loi Alur, défendue par Cécile Duflot. Deux ans après, les objectifs sont loin d’être atteints, faute d’une loi contraignante.

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Ce dimanche 3 avril, dans les locaux de l’Amicale des locataires de Bondy, ville de Seine-Saint-Denis, ils sont une petite dizaine à s’être réunis. Tous demandeurs de logements sociaux, ils partagent leur colère face à ce qu’ils nomment une « loterie ». Puis viennent la tristesse et l’aveu d’impuissance. « Je vais à la permanence du service logement et c’est toujours la même réponse : “Il n’y a rien pour vous madame”, alors qu’au départ, on m’a certifié que j’étais prioritaire », se plaint une jeune femme avant d’ajouter : « Sans travail, c’était compliqué pour avoir un logement. Maintenant, j’ai un emploi mais je découvre que les fiches de paie que j’envoie pour actualiser mon dossier n’ont pas été prises en compte ! » Un profond sentiment d’injustice domine, nourri par l’impression que « les choses avancent plus vite pour les autres ».