À voir leur tête rentrée dans les épaules, leur posture rigide, on devine le malaise. Ils n’en laisseront rien paraître pendant toute l’audience, abandonnant la parole pour l’essentiel à leurs avocats. Tous ces hauts fonctionnaires savent ce que signifie de se retrouver devant la Cour de discipline budgétaire et financière : un opprobre, une tache difficilement effaçable, tant la procédure est exceptionnelle, tant ils sont habitués à l’impunité.