La CGT s'épuise dans la guerre de succession de Bernard Thibault

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La CGT n'en finit plus d'être en crise. La confédération a le plus grand mal à régler des querelles de succession jamais vues. Après treize ans à la tête du syndicat, Bernard Thibault doit présenter mardi 16 octobre à la commission exécutive un nouveau dauphin, Thierry Lepaon. L'homme est déjà contesté.

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La CGT est dans une situation de plus en plus compliquée à l'heure où le gouvernement compte sur elle dans des négociations à hauts risques sur la réforme du marché du travail. La Confédération générale du travail, le premier syndicat français de salariés avec un peu plus de 600 000 cartes, est en crise. Empêtrée dans des querelles de succession jamais vues depuis qu'elle a rompu le cordon ombilical avec le parti communiste dans les années 1990.

Bernard Thibault, qui rêvait d’une succession qui reçoive « le consensus le plus large possible », est en train de rater sa sortie avec maestria. Après treize ans de règne, une éternité au vu des mandats de ses prédécesseurs Louis Viannet (1992-1999) et Henri Krasucki (1982-1992), et quatre réélections consensuelles sans heurts, « le Sphinx » passe la main dans la douleur.

Pour contrer la candidature au poste de secrétaire général en mars 2013 d’Éric Aubin, son numéro deux, patron de la construction et grand challenger, il devrait proposer ce mardi 16 octobre un nouveau dauphin à la commission exécutive (CE) : le métallurgiste Thierry Lepaon, 52 ans, chef de file de la CGT du Calvados.