La fin du «super ministère» de l’écologie

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Borloo parti, quel bilan de son «super ministère» ? Présenté lors de sa création comme une innovation majeure de la présidence Sarkozy et le socle d'un «new deal» écologique, le «Meeddm» apparaît aujourd'hui affaibli par les restrictions budgétaires et le malaise de ses fonctionnaires.

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Jean-Louis Borloo parti, c'est Nathalie Kosciusko-Morizet, son ancienne secrétaire d'Etat, qui le remplace au ministère de l'écologie. Mais le périmètre de son portefeuille est amputé de l'énergie, placée sous l'égide de Bercy: c'est la fin du «super ministère» du développement durable. Les Amis de la Terre (à lire ici) ont aussitôt protesté contre «la reprise en main de ce secteur par Bercy laisse présager une relance décomplexée de la production avec davantage de nucléaire et davantage d'énergies fossiles.» Pour Arnaud Gossement, avocat en droit de l'environnement (à lire ici) : «Avec le rappel à Bercy de la direction de l'énergie et la désignation de Patrick Ollier, "ami" des éoliennes au ministère des relations avec le Parlement, l'avenir des énergies renouvelables est assez incertain.»