Les députés s'interrogent sur l'opportunité des "lois mémorielles"

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Une mission d'information planche sur la difficile question des lois dites "mémorielles". Depuis la loi Gayssot de 1990, elles se multiplient jusqu'au texte de 2005 soulignant "les aspects positifs" de la colonisation. Le Parlement a-t-il à écrire ou à figer l'histoire? Les députés ont entendu plusieurs personnalités, de Serge Klarsfeld à l'historien Pierre Nora, et les clivages traversent les appartenances partisanes.

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L'Assemblée nationale sait qu'elle a ouvert une boîte de Pandore, en multipliant les lois dites "mémorielles". Dans la suite de la loi Gayssot de 1990 contre le négationnisme, les députés ont en effet voté successivement la reconnaissance du génocide arménien (janvier 2001), de l'esclavage en tant que crime contre l'humanité (mai 2001), puis des «aspects positifs» de la colonisation (2005).