Liberté d'informer : ce qu’«aboyer» veut dire

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« On va vous laisser aboyer... » Merci, Jean-Luc Hees, de cette adresse faite ce matin sur France Inter à Edwy Plenel et, à travers lui, à Mediapart. Car la période est plutôt aux jappements. C’est aussi pour cela que nous publions « Combat pour une presse libre, le manifeste de Mediapart ». Pour rappeler une ambition simple : être des « avertisseurs publics », ne rendre compte qu’à nos lecteurs et produire des informations, celles justement que les communicants des pouvoirs veulent taire.

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Et donc cette conclusion du nouveau patron de Radio France. «On va vous laisser aboyer...» Jean-Luc Hees a ainsi clos un échange avec Edwy Plenel, invité ce vendredi du 7/9 de France Inter pour y présenter Combat pour une presse libre, le manifeste de Mediapart, le livre que nous publions aux éditions Galaade. Edwy Plenel venait de rappeler cette définition trop oubliée du journalisme par la cour européenne des droits de l'homme : le journalisme comme « chien de garde de la démocratie ». Watchdog. Mot peu élégant certes, mais, comme le rappelait le responsable de Mediapart : « Il vaut mieux aboyer fort, déranger le quartier, que d'être indifférent. »