Violences sexuelles: l’Assemblée examine un texte jugé insuffisant

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Devant l'Assemblée depuis lundi, le projet de loi « renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes », exclusivement centré sur une réponse pénale, manque d’ambition, affirment des voix de droite comme de gauche et au sein même de la majorité. Le recul du gouvernement sur la création d’une présomption de non-consentement pour les mineurs de moins de 15 ans est très critiqué.

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L’Assemblée nationale a commencé lundi 14 mai l’examen en procédure accélérée du projet de loi « renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes » porté par la ministre de la justice, Nicole Belloubet, et la secrétaire d’État à l’égalité entre femmes et hommes, Marlène Schiappa. Très attendu, dans la foulée de l’affaire Weinstein qui a déclenché le mouvement #MeToo, le texte s’est attiré les critiques à gauche et à droite, mais également celles de député·e·s de la majorité, qui ne le jugent pas à la hauteur des violences et du sexisme révélés.