La Fédération française de tennis, une sulfureuse pétaudière

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Selon un nouveau rapport de l'Inspection générale de la jeunesse et des sports, la Fédération française de tennis est en pleine déshérence. Les inspecteurs donnent un luxe de détails sur les trafics de billets de Roland-Garros et une tentative de trafic d'influence. Mais ils révèlent aussi le « pacte de silence » conclu sur ces dérives par les dirigeants de la fédération, dont deux des candidats à sa présidence.

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Soupçons de trafic de billets, soupçons de tentative de trafic d’influence : on savait depuis quelques mois, grâce à plusieurs enquêtes de presse, dont celle du Canard enchaîné, que la Fédération française de tennis (FFT) était entrée dans une crise gravissime. À la suite d’une mission de contrôle de l’Inspection générale de la jeunesse et des sports (IGJS), un signalement au parquet est d’ailleurs intervenu, et le 19 mars dernier le Parquet national financier a même ouvert une enquête préliminaire à ce sujet, ce qui a débouché sur une première perquisition le 3 mai 2016, au siège de la FFT.