Pourquoi tant d’émoi à propos du passé simple?

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Une rumeur s’est répandue : on voudrait faire disparaître le passé simple. Il n’en est rien. Ce temps, qui a toujours été fort rare à l’oral, est bien présent dans les programmes scolaires.

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Les débats sur l’école n’échappent pas aux fake news. Après le prédicat, la suppression de l’accent circonflexe, la dernière rumeur concerne la disparition annoncée du passé simple. Le Conseil supérieur des programmes est accusé d’avoir fomenté ce complot contre ce temps guère usité à l’oral. Sylvie Plane, professeure émérite de sciences du langage et vice-présidente de l’organe qui fabrique les programmes scolaires au sein du ministère de l’éducation nationale, prend la plume dans Libération afin de remettre les points sur les i. Une première piste à creuser est évoquée dans ce texte. Le passé simple serait la cible de l’Éducation nationale « pour des raisons politiques », affirme ainsi Alain Borer, écrivain, spécialiste de Rimbaud.