Les documents secrets qui accablent BNP Paribas

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Deuxième volet de notre enquête: au-delà de la plainte qui a été déposée par Kléber Rossillon, l'un des héritiers de la dynastie Schlumberger, pour faux et usage de faux et qui est à l'origine de la perquisition, le 26 mars, au siège de BNP Paribas, Mediapart révèle de nombreuses autres pièces confidentielles, au cœur de la confrontation judiciaire entre des investisseurs français et leurs banques. Les premiers assurent qu'ils ignoraient que les bulletins de souscription pour la Sicav luxembourgeoise Luxalpha, investie en Madoff, étaient assortis d'une clause de non-responsabilité, et font grief aux seconds de ne pas avoir sollicité leur agrément.

Lire aussi la déclaration de Kléber Rossillon à Mediapart: «De faux bulletins de souscription avec photomontage de la signature»

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Quand la brigade financière lance sa perquisition le 26 mars dernier au siège de BNP Paribas pour comprendre si des bulletins de souscription dans l'un des fonds investis en Madoff ont été ou non contrefaits, et dans cette hypothèse, pour identifier les responsables, l'affaire semble entendue : sans doute cette histoire est-elle importante, mais ce n'est après tout qu'un fait divers de la finance. Un fait divers important puisqu'elle met face à face la banque la plus importante de la place et Kléber Rossillon, un héritier connu de l'empire Schlumberger.