Macron va envoyer un "signal d'alarme" pour mobiliser les Européens

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Emmanuel Macron enverra un "signal d'alarme" lors d'un prochain discours visant à mobiliser les Européens en vue notamment des élections européennes de mai, a-t-on appris de sources proches du président français.
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PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron enverra un "signal d'alarme" lors d'un prochain discours visant à mobiliser les Européens en vue notamment des élections européennes de mai, a-t-on appris de sources proches du président français.

La date du discours n'est pas encore fixée mais il devrait intervenir "fin février-début mars", a-t-on précisé lundi à l'Elysée.

"Ce sera l’intervention la plus forte depuis la Sorbonne, en contenu et en message", a dit une source, en référence au discours de septembre 2017 lors duquel le chef de l'Etat avait présenté ses ambitions de réforme de l'Union européenne.

Emmanuel Macron dira l'urgence qu'il y a à ses yeux de poursuivre la construction européenne pour mieux armer le continent faces aux menaces et à la compétition mondiale.

A quelques semaines de la sortie prévue du Royaume-Uni de l'Union européenne, le 29 mars, "le moment est grave", a ajouté la source.

"Si nous, Européens, ne voulons pas connaître de nouveaux Brexit et être enfermés dans une forme de défense béate du statu quo, il faut se réveiller", a-t-elle poursuivi. "Le moment est propice pour avoir ce signal d’alarme."

Emmanuel Macron invitera les dirigeants européens à tirer les conséquences du Brexit en répondant aux malaises qui traversent les sociétés, dont les "Gilets jaunes" sont selon lui une manifestation, et inviter les électeurs à se mobiliser pour empêcher les partis nationalistes d'en tirer profit.

Il ne s'agit pas pour le président d'offrir de nouvelles options dans les négociations du Brexit, précise-t-on.

Emmanuel Macron devrait concentrer son discours sur quelques "thèmes forts" articulés autour du concept de l'"Europe qui protège" décliné depuis le début de son quinquennat.

Il devrait notamment s'exprimer sur la politique commerciale, dans le contexte des menaces américaines, la politique de la concurrence, après le refus de la fusion entre Alstom et Siemens dans le ferroviaire par la Commission, le numérique, avec le défi de la fiscalité des géants du secteur, et la politique de lutte contre le dérèglement climatique.

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