Adeline Hazan dénonce l’«infantilisation» dans les lieux de privation de liberté

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Le rapport annuel de la contrôleure générale des lieux de privation de liberté fustige le peu d'autonomie laissé aux personnes derrière les barreaux. Absence de lieux de vie communs, ennui, brimades quotidiennes : la situation est jugée créatrice de tensions.

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Rendu public ce mercredi, le rapport annuel du contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) ne déroge pas aux usages : y sont consciencieusement consignés et analysés les dysfonctionnements, abus et irrégularités en tout genre, observés dans les 137 prisons, locaux de garde à vue et autres lieux d’enfermement visités au cours de l’année 2014 (sur un total de 4 644) ainsi que dans les 4 125 lettres reçues. La nouvelle responsable de l’institution, Adeline Hazan, ex-maire PS de Reims, magistrate de formation, qui a succédé à ce poste à Jean-Marie Delarue, haut fonctionnaire, en juillet 2014, met l’accent, entre autres sujets, sur le manque d’autonomie dont disposent les personnes détenues en France, ce qui lui paraît préjudiciable dans la perspective d’une réinsertion sociale.