Face au FN: le pouvoir dramatise, et après?

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Manuel Valls compte sur la « peur » du FN pour mobiliser les électeurs. Une stratégie approuvée par l’Élysée. Mais après la gifle prévisible des départementales, il faudra plus que des mots pour faire refluer l'extrême droite.

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Cette fois, ils auront prévenu. Ce dimanche 22 mars, au soir du premier tour des élections départementales, il sera difficile de dire que le PS n'avait pas vu venir la dérouillée, les abstentionnistes qui se détournent de lui, les scores élevés du Front national. Depuis trois semaines, la caravane des socialistes, menée par Manuel Valls, alerte et tempête partout en France sur le risque de l'extrême droite. Cette stratégie est d'abord destinée à mobiliser les électeurs du PS, que ni ces élections locales, ni le contexte national n'encouragent à se déplacer.