Calais: «Les animaux sont plus respectés que nous, ici»

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Selon l’association Human Rights Watch, les policiers emploient une force excessive contre les demandeurs d’asile et autres migrants. Les forces de l’ordre confisquent ou détruisent fréquemment les sacs de couchage, vêtements et objets personnels des demandeurs d’asile et des migrants, dans le but de les dissuader de rester à Calais.

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Calais, l’hiver est arrivé, il neige. « Ce matin, les policiers sont venus, ils étaient plus de vingt-cinq. Ils ont pris tous nos sacs de couchage, mon téléphone… Quand ils viennent, ils nous frappent. Ils prennent nos sacs de couchage et nos vestes, à chaque fois. Ils me frappent parfois. Ils utilisent leurs bombes de gaz, partout sur mon visage. Ils disent : “Ne dormez pas. Allez-vous-en !” Maintenant la vie est affreuse. Maintenant il commence à pleuvoir, à geler. La nuit est très, très froide. Nous dormons dehors la nuit, mais nous n’avons rien. » Ce récit, relaté par l’association Human Rights Watch dans un long papier, est celui d’un homme adulte originaire d’Éthiopie, le 5 décembre 2017. L’association estime que les abus policiers et températures glaciales menacent la sécurité des centaines de migrants et demandeurs d’asile qui vivent encore à Calais.