Comment Robert Ménard a fait de Béziers son labo du populisme

Police municipale musclée, clientélisme social et exaltation de la culture biterroise… Le très droitier Robert Ménard, maire depuis 2014, remodèle la ville à sa volonté.

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Maire de Béziers depuis 2014, Robert Ménard, 65 ans, règne sans partage dans son fief qu’il remodèle à sa volonté. Béziers, 76 000 habitants, est l’œuvre de sa nouvelle vie. L’ancien journaliste, ex-président de Reporters sans frontières, a été élu avec le soutien du Rassemblement national (ex-FN). Et cela se voit.

« Est-ce que je suis populiste ? Si être populiste, c’est être proche des gens, les écouter et faire ce qu’il faut pour eux, alors oui je suis populiste ! » assure, plein de fougue, légèrement agacé, l’élu. Il enchaîne : « Je suis en résonance avec les Biterrois. »

Il a par exemple repoussé les SDF du centre-ville, refait les façades et interdit d’étendre du linge aux fenêtres. Mais il a surtout largement renforcé l’appareil sécuritaire de la ville. De 30 agents, la police municipale est passée à 84, et la mairie veut encore en recruter 15 de plus. « Il n’y a aucune réflexion, c’est seulement du répressif. C’est du tapissage sécuritaire », rapporte une source policière à l’Obs.

L’Obs est retourné à Béziers pour découvrir la ville Potemkine de Robert Ménard.

Le reportage est à lire ici.

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