Les Afghans du square Villemin évacués en plein été

Par

Dans la soirée du mardi 18 août, la Ville de Paris a fait évacuer, par la force, le jardin Villemin à Paris. Depuis la fermeture de Sangatte, des centaines d'Afghans transitent dans ce square du Xe arrondissement, où ils trouvent refuge. La mairie a décidé de «sécuriser» cet endroit, la nuit, en recrutant deux maîtres-chiens. Elle justifie cette décision par des «altercations» entre eux et avec les agents municipaux. «On fait le sale boulot», reconnaissent un conseiller du maire, présent sur place, et le commissaire de la préfecture de police. L'un et l'autre évoquent le manque de lits dans les centres d'hébergement des demandeurs d'asile. Récit et vidéos d'une soirée au cours de laquelle les exilés, entre 150 et 200, après avoir été expulsés, ont été contraints de cheminer le long du canal Saint-Martin encadrés par les policiers, dont des CRS.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

De son plein gré, mardi 18 août au soir, la mairie de Paris a fait appel aux forces de l'ordre (police nationale et municipale) pour vider le jardin Villemin de ses occupants nocturnes, des exilés afghans venus trouver refuge sur les pelouses et dans les fourrés. En écho à la destruction des «jungles» du Calaisis programmée par le ministre de l'immigration et de l'identité nationale, Éric Besson, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a décidé de verrouiller l'accès, la nuit, à ce lieu de transit. Organisée avec la préfecture de police, cette opération est la première de ce type dans ce square situé entre la gare de l'Est et le canal Saint-Martin, dans le Xe arrondissement.