Palestine: les égarements de la France

Salah Hamouri, détenu en Israël, se heurte au silence de la France

Le maintien en détention du Franco-Palestinien a été confirmé par un tribunal de Jérusalem. Ses soutiens réclament une demande de libération officielle de la part de la France. Sa compagne redoute que les autorités françaises n’aient « acté qu’il va rester en prison ».

Chloé Demoulin

19 septembre 2017 à 08h46

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Jérusalem (Israël), de notre correspondante.- « Le silence des autorités françaises est pesant. S’ils nous disaient : “oui, on va faire quelque chose pour Salah”, ou “non, on ne fera rien”, au moins on saurait à quoi s’en tenir », s’impatiente Elsa Lefort. Son mari, le Franco-Palestinien de 32 ans Salah Hamouri, a été arrêté par la police israélienne à son domicile de Jérusalem-Est, le 23 août dernier. Ce lundi 18 septembre, un tribunal de district de Jérusalem a confirmé son maintien en « détention administrative », pour une durée de six mois, soit jusqu’au 28 février 2018. Ce régime de détention qui permet à Israël de maintenir arbitrairement des personnes en prison pendant plusieurs mois, sans inculpation ni jugement, est condamné par la France. Mais à l’heure où cet article est publié, ni le président de la République Emmanuel Macron, ni le ministre des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, ni le consulat de France à Jérusalem n’ont dénoncé le placement de Salah Hamouri sous ce régime, ni même réclamé officiellement sa libération.

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