Harcèlement sexuel : Moët Hennessy condamné pour avoir tenté de silencier une ex-salariée
Après son licenciement, une cadre de la branche spiritueux de LVMH assurait sur LinkedIn avoir été harcelée moralement et sexuellement. Son ex-employeur a porté plainte en diffamation. Ce lundi, le tribunal de Paris a relaxé la salariée et condamné l’entreprise pour procédure abusive.
DeuxDeux minutes. C’est le temps qu’aura pris, en tout, mardi 20 janvier, le président de la 17e chambre du tribunal de Paris pour annoncer sa décision à Maria Gasparovic, ex-salariée de Moët Hennessy dans le procès que lui a intenté son ancien employeur pour diffamation. La cadre, les larmes aux yeux, ne semble pas bien comprendre ce délibéré express qui est le résultat d’une audience longue de quatre heures, qui s’est déroulée en novembre 2025. Dans un chuchotement, la salariée demande à son avocate si elle est relaxée ou pas. Elle l’est. Un soulagement immense pour celle qui est devenue le visage de la lutte contre le harcèlement sexuel au sein de la branche vins et spiritueux du groupe LVMH.