Les eaux glacées du calcul égoïste

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A première vue, on pourrait penser que Nicolas Sarkozy réitère la même erreur de politique économique qu'en 1993, lors de la récession, en conduisant une politique de l'offre alors qu'une politique de la demande serait plus appropriée. La comparaison n'est pourtant qu'à demi-pertinente. Car si le chef de l'Etat refuse en effet de soutenir une consommation qui, pourtant, vacille, il ne conduit pas pour autant une politique d'aide aux entreprises. Sa préférence va plutôt à des largesses en faveur d'une clientèle très fortunée.

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A première vue, on pourrait croire que l'histoire bégaie à quinze ans d'intervalle. Et que, dans le pilotage de la politique économique, le président de la République, Nicolas Sarkozy, est en train de commettre, face à la stagnation qui menace en cette année 2008, la même erreur de diagnostic que celle qu'il fit en 1993, quand il était ministre du budget du gouvernement d'Edouard Balladur, face à la récession. Une erreur de diagnostic qui consiste à conduire une politique de l'offre, pour stimuler la compétitivité des entreprises, alors qu'il faudrait, à l'inverse, conduire une politique de la demande, pour conforter le pouvoir d'achat des ménages.